Le Niger décroche la première vice-présidence de l’Union Panafricaine des Greffiers

Libreville (Gabon) – Le Niger a marqué de son empreinte le premier Congrès international des greffiers (CIG 2026), organisé du 8 au 10 juin 2026 à Libreville. Au terme des travaux, la délégation nigérienne s’est illustrée par son implication dans la création de l’Union Panafricaine des Greffiers (UPAG), une nouvelle organisation continentale destinée à renforcer la coopération entre les professionnels du greffe en Afrique.
Une organisation continentale voit le jour

Réunis en Assemblée générale constitutive, les représentants de plusieurs pays africains ont adopté les textes fondateurs de l’Union Panafricaine des Greffiers avant de procéder à l’élection de son premier bureau exécutif. Cette nouvelle organisation a pour ambition de constituer un cadre permanent de concertation, de coopération et de promotion de la profession à l’échelle du continent.
À l’issue des élections, M. Barthélemy Mbaïssigui Mbaïkor du Tchad a été désigné président de l’UPAG, tandis que Mme Aïssatou Garba Djibo, représentante du Niger, a été élue Première Vice-Présidente.
Une reconnaissance de l’expertise nigérienne
Cette élection récompense l’engagement actif de la délégation nigérienne durant les trois jours de travaux. Composée de Mme Aïssatou Garba et de Mme Adam Amadou Haoua, la délégation a pris part aux différentes communications scientifiques consacrées à la gouvernance judiciaire, à la modernisation des services de greffe, à la transition numérique ainsi qu’à la mobilisation des ressources publiques.
Les interventions nigériennes ont permis de partager les expériences nationales en matière de réforme de l’administration judiciaire et de valoriser le savoir-faire du Niger auprès des délégations participantes.

Le greffe au cœur des réformes judiciaires africaines
Placée sous le thème « Le greffe au cœur de la modernisation de l’État : pilier de la performance économique, de la transition numérique et de la gouvernance interinstitutionnelle », cette première édition du Congrès international des greffiers a réuni des représentants de seize pays d’Afrique, ainsi que de la France et du Canada.
Les débats ont porté sur la modernisation des administrations judiciaires, la dématérialisation des procédures, le renforcement de la gouvernance institutionnelle, le leadership féminin et la coopération entre les systèmes judiciaires africains.

Un bureau représentatif de l’Afrique
Le bureau exécutif de l’UPAG regroupe des représentants du Tchad, du Niger, du Burkina Faso, de Madagascar, du Gabon, de la République centrafricaine, du Togo, du Bénin et du Mali. Les participants ont également exprimé leur volonté de garantir, à terme, une représentation de l’ensemble des pays membres au sein des instances dirigeantes de l’organisation.
Une nouvelle étape pour la coopération judiciaire
La création officielle de l’Union Panafricaine des Greffiers constitue l’un des principaux acquis du congrès de Libreville. À travers cette organisation, les professionnels du greffe entendent renforcer les échanges d’expériences, accompagner les réformes judiciaires et promouvoir la modernisation des services de justice sur le continent.
Pour le Niger, cette participation se conclut par un résultat institutionnel majeur. L’élection de Mme Aïssatou Garba Djibo à la Première Vice-Présidence de l’UPAG témoigne du rayonnement croissant de l’expertise nigérienne dans le domaine judiciaire et ouvre de nouvelles perspectives de coopération avec les administrations judiciaires africaines.




